La Patrouille         




Viens par ici, viens mon p'tit homme,
N'y-a pas tant d'monde, on n'y voit rien.
Déboutonne-toi tu verras comme,
Je s'rais gentille et j'aim'rai bien.
Tu m'donn'ras six sous pour ma peine.
Béni soit le noeud qui m'étrenne.


Refrain :
Ah! Ah! Ah! Ah!
C'est une patrouille! attends-moi là!
Entretiens-toi pendant qu'elle passe.
C'est une patrouille! attends-moi là!
Entretiens-toi pendant c'temps-là.


C'est des boueux, n'y prends pas garde.
Viens, que j'te magne ton p'tit outil.
Vrai, j'avais cru qu'c'était la garde.
Il bande encore, est-il gentil!
Allons, et que rien ne t'arrête,
Fais-moi cadeau d'ta p'tite burette.

Vrai, j'en ai t'y d'la veine tout d'même,
T'as du beau linge. Es-tu marié ?
T'es un bel homme, t'as des yeux qu'j'aime.
Tu dois au moins être épicier ?
Ou même représentant d'la Chambre.
Jouis donc, cochon. Ah! le beau membre !

L'a beau magner ma p'tite affaire.
Qu'est-ce que j'ai donc, qu'c'en finis pas ?
C'est-y qu'j'aurai trop bu d'la bière,
Ou bien sa gueule qui n'me r'vient pas ?
Pense à une femme qu'aurait d'belles cuisses,
Ou bien pense à l'Impératrice.

 

 

Qu'est-ce que tu dis ? Capote anglaise ?
Mon cul est aussi propre que l'tien.
Et je m'fous pas mal de ta braise.
Tu peux t'en r'tourner d'où tu viens.
Qui m'a foutu c't'espèce d'andouille,
Qu'a seulement rien dans l'fond des couilles ?

T'es rien poireau si tu supposes
Que j'vais t'la sucer pour vingt ronds.
Allons, aboule encore quéqu'chose,
Tu verras si j't'la pompe à fond.
Tiens, y-a le fils à M'sieur Auguste,
Qui m'donne trente sous quand j'la lui suce.

C'est des marlous d'ma connaissance.
Mais, par où donc qu'il est passé ?
Que j'y finisse sa p'tite jouissance.
C'est-y vous, M'sieur, qu'j'ai commencé ?
Eh! Non ça c'est pas chouette tout d'même,
C'est qu'il a du s'finir lui-même !

Refrain de fin :
Ah! Ah! Ah! Ah!
Cré nom de Dieu, cré nom de d'là !
Faut pas d'crédit dans c'métier là !
Cré nom de Dieu, cré nom de d'là !
Faut pas d'crédit dans c'métier là !